edition du mois de novembre
LE SIGNE ET LE SCEAU DE DIEU
LE SABBAT UN SIGNE DE SANCTIFICATION
Le sabbat n’est pas simplement un mémorial qui nous ramène à la création. C’est aussi un signe de la puissance vitale de l’accomplissement actuel – un signe de la puissance de Dieu dans la transformation des vies, un signe de sainteté, de sanctification.
Dieu dit : « De plus je leur donnai aussi mes sabbats pour être un signe entre moi et eux, afin qu’ils sachent que je suis le SEIGNEUR, qui les sanctifie ». (Ézéchiel 20.12). « Et sanctifiez mes sabbats, et ils seront un signe entre moi et vous, afin que vous sachiez que je suis le SEIGNEUR votre Dieu ». « Certes, vous garderez mes sabbats ; car c’est un signe entre moi et vous, dans toutes vos générations, afin que vous sachiez que je suis le SEIGNEUR, qui vous sanctifie ». (Exode 31.13) Ces textes connectent définitivement le sabbat et la sanctification. L’un est un signe de l’autre.
Certains pourraient se demander quelle est la connexion qu’il peut y avoir entre le sabbat et le Saint-Esprit, entre la sanctification et le l’observation d’un jour. Comment le sabbat peut-il être un signe que le Seigneur « vous sanctifie » ? Considérons cela.
La sanctification est la puissance de Dieu dans la vie individuelle ; si elle est appliquée, l’être entier devient consacré à Dieu et à Son service. C’est une vie dirigée par l’Esprit sous le contrôle absolu de Dieu, parfaitement consacrée et soumise. Elle englobe un désir intense de communion avec Dieu, une soif après les parvis de l’Éternel, une faim après la parole divine qui est dévorante. Christ l’exprima en ces mots : « Le zèle de ta maison, m’a dévoré » (Jean 2.17).
Une telle vie n’est pas un accident, ni n’est produite par l’effort ou le désir de l’homme. Elle vient de Dieu, qui agit en vous et le vouloir et le faire selon son bon plaisir. Lorsque Dieu a achevé Son œuvre en nous, lorsqu’Il a reproduit en nous sa propre image dans l’âme, Il place Son sceau d’approbation sur la vie consacrée. «Celui qui nous établit avec vous en Christ, et [qui] nous a oints, c’est Dieu, qui aussi nous a scellés, et [nous] a donné les arrhes de l’Esprit dans nos cœurs ». (2 Corinthiens 1. 21-22). Ceux qui sont ainsi scellés, sont « scellés du Saint-Esprit de la promesse », « scellés pour le jour de la rédemption » (Éphésiens 1.13 – Éphésiens 4.30). Le sabbat est le signe de cette sanctification. « C’est un signe entre moi et vous, dans toutes vos générations, afin que vous sachiez que je suis le SEIGNEUR, qui vous sanctifie ». (Exode 31.13). C’est le sceau d’approbation de Dieu, imprimé sur le cœur par l’Esprit de Dieu.
Car le Sabbat doit être un signe de la sanctification, il doit bien sûr inclure plus que la simple abstinence du travail un certain jour. Il est dans un sens vital, vrai, qu’aucun homme non régénéré ne peut garder le sabbat saint. Il peut cesser ses devoirs ordinaires, il peut même être présent au service divin, mais cela ne lui garantit pas d’entrer dans le repos de Dieu. Seul un Chrétien peut faire cela. Seulement « Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos » (Hébreux 4.3). Désormais, seul celui qui est lui-même saint, peut garder le sabbat saint. La véritable observation du sabbat, est un service spirituel qui peut être rendu uniquement par une personne remplie de l’Esprit.
Dieu prend connaissance des pensées et des intentions du cœur aussi bien que de l’apparence extérieure. Comme le baptême suppose une préparation et une condition spirituelles, à moins qu’il devienne simplement la purification des souillures de la chair, ainsi la véritable observation du sabbat suppose une préparation et une condition spirituelles, à moins que le sabbat devienne un jour d’indolence et d’inactivité inutile. Qu’il soit toujours gardé clairement à l’esprit que l’observation du sabbat n’est pas premièrement le repos du corps. Au contraire, dans de nombreux cas, il exige une plus grande fatigue physique que celle exigée les autres jours.
Garder le sabbat saint signifie entrer dans le repos, le repos de Dieu. « Car celui qui est entré dans son repos s’est aussi reposé de ses œuvres, comme Dieu s’était reposé des siennes ». (Hébreux 4.10) Dieu ne se reposa pas parce qu’Il était fatigué. « Le Dieu d’éternité, le SEIGNEUR, le Créateur des bouts de la terre, ne défaille pas, ni ne se fatigue ? (Ésaïe 40.28). « Dieu se reposa le septième jour de toutes ses œuvres » (Hébreux 4.4). Même lorsqu’Adam se reposa avec Dieu ce premier sabbat, son repos n’était pas exigé en raison d’une fatigue physique. C’était premièrement un repos avec Dieu, une expérience spirituelle, un jour de communion et d’instruction.
Ces considérations montrent clairement que la véritable observation du sabbat implique une consécration à Dieu. Le sabbat est un morceau du ciel transféré sur cette terre. C’est un petit échantillon de ce que le ciel sera. L’homme qui le garde comme Dieu l’aurait observé, doit être en paix avec Dieu. Ce n’est pas uniquement son corps qui doit se reposer, mais toute son âme ; son corps et son esprit doivent pour ce jour être utilisés au service de Dieu et tout le mondain doit être exclu.
L’esprit est la dernière chose sur laquelle nous obtiendrons probablement un contrôle total. La plupart des Chrétiens peuvent contrôler leur corps et ses désirs, certains à un niveau élevé et d’autres à un niveau moindre. Certains peuvent contrôler leur langue et leur humeur, bien que de nombreuses personnes ne parviennent pas à faire cela. Il s’en trouve peu, ou aucun qui n’aient atteint la norme établie par l’apôtre Paul, qui considère la puissance de Dieu suffisante «pour la démolition des forteresses, abattant les imaginations et toute chose élevée qui s’exalte contre la connaissance de Dieu, et amenant toute pensée captive à l’obéissance de Christ » (2 Corinthiens 10.4-5).
Ce n’est pas une chose légère que d’amener nos pensées en captivité. Qui ne s’est jamais surpris à l’église à penser à des choses tout à fait sans rapport avec le culte ? Il est possible pour une personne d’assister au service du culte le sabbat, mais le véritable moi, son cœur, son esprit et ses pensées sont loin. Cela demande un contrôle énorme, plus grand que ce qui est possible pour un être humain, quelque force qu’il puisse avoir, de contrôler son esprit. Pourtant, l’observation du sabbat qui n’inclut pas le cœur et l’esprit n’est pas l’observation du sabbat dans le sens le plus élevé.
Dans la perplexité nous pouvons tous demander : « Comment cette forme d’observation du sabbat peut être apportée » ? N’est-ce pas un principe impossible ? A cela il peut être répondu que nous avons été probablement satisfaits avec un trop faible niveau en ce qui concerne l’observation du sabbat. Certains pensent qu’il suffit pour eux d’aller à l’église le sabbat matin, et lorsqu’ils ont fait cela, ils se sentent libres de faire comme bon leur semble le reste de ce jour. D’autres personnes sont plus consciencieuses. Elles ne profaneront pas ce jour par des voyages inutiles et du tourisme, ou en dormant durant les heures précieuses de ce jour. Malgré cela, elles s’aperçoivent que leur esprit vagabonde, et qu’il n’y a dans leur âme que peu du sabbat. Parfois, leur esprit part et doit être rappelé, mais même avec les meilleures intentions, elles sont incapables d’amener leurs pensées captives à Christ. L’observation du sabbat dans son sens le plus élevé inclut un esprit qui reste sur Dieu, un esprit qui observe le sabbat aussi bien que le corps.
Exercer l’esprit de sorte qu’il reste sur Dieu est l’un des objectifs du sabbat. C’est un jour qui doit être utilisé dans l’exercice de la piété, en communion avec Dieu, en pratiquant la présence de Dieu. L’homme qui parvient à cela, qui observe réellement le sabbat avec tout ce qu’il a en lui, a atteint le but que Dieu a établi pour lui. Il est sanctifié, il a atteint la norme de Dieu. Dieu peut mettre Son sceau d’approbation sur lui, placer Son nom sur son front, et le présenter au monde comme un produit fini de ce que le Christianisme peut faire pour un homme. Un tel homme a utilisé le sabbat pour son but initial, il a accompli pour lui ce que Dieu avait à l’esprit. Il est devenu le signe et le sceau de la sanctification et il appartient à Dieu.
« De plus je leur donnai aussi mes sabbats pour être un signe entre moi et eux, afin qu’ils sachent que je suis le SEIGNEUR, qui les sanctifie ». (Ézéchiel 20.12). Tandis que les hommes durant le sabbat sont instruits dans la justice quand ils assistent au culte, Dieu s’approche plus près gracieusement ce jour là, plus que tout autre jour, alors que les péchés leur sont révélés pour qu’ils puissent y renoncer ; comme la sainteté est maintenue devant eux comme une réalisation possible, comme la conviction vient à eux que l’observation du sabbat doit inclure le cœur, l’esprit et l’âme aussi bien que le corps, comme se lève soudainement la pensée que chaque pensée doit être amenée en captivité à Christ, comme la norme est constamment élevée, alors les hommes crient à Dieu pour de l’aide, et ils commencent à réaliser l’influence formidable que l’observation du sabbat a sur le Christianisme. Bientôt ils réalisent à quel point la sanctification est étroitement liée au sabbat, et comment le sabbat peut être un signe afin qu’ils puissent savoir que le Seigneur est Celui qui les sanctifie. L’observation du sabbat et la sanctification deviennent des mots synonymes pour eux, car ils réalisent que seul un homme sanctifié est en mesure d’observer le sabbat comme Dieu l’aurait gardé.
Nous avons souligné l’aspect spirituel du sabbat, et que c’est un signe entre Dieu et Son peuple, mais d’un autre point de vue le sabbat est un signe pour le monde. Entre Dieu et Son peuple le sabbat est un signe de sanctification, entre le peuple de Dieu et le monde, le sabbat est un signe de séparation, une marque de distinction entre ceux qui obéissent à Dieu, qui sont sortis du monde pour entrer dans le repos céleste, et ceux qui sont négligents et désobéissants. Tout comme Dieu utilisa le sabbat autrefois pour « les éprouver pour voir s’il marchera, dans ma loi, ou non ». (Exode 16.4) de la même manière Dieu utilise le sabbat maintenant. Cela devient évident à partir d’une étude sur la dernière église telle qu’elle est caractérisée dans le livre de l’Apocalypse.
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